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Un mercredi matin de mars à San Juan, à Porto Rico, Rita Deitchman, 74 ans, est montée à bord du Wonder of the Seas, un paquebot de Royal Caribbean d’une capacité de 6 988 passagers. Elle avait mis pour l’occasion son collier, ses boucles d’oreilles et son bracelet en diamants à l’emblème de compagnie.

Mme Deitchman embarquait pour sa 196croisière, la 18depuis septembre 2021, date à laquelle elle avait enfin pu reprendre la mer après un an et demi de privation en raison de l’interdiction des départs depuis les ports américains. Il avait également fallu attendre que les compagnies de croisière mettent au point leur protocole anti-Covid.

Aux anges, Mme Deitchman a salué toutes les personnes qu’elle a croisées sur le pont du Wonder of the Seas.

Elle fait partie d’un petit groupe de “croisiéristes fanatiques”, comme ils aiment à s’appeler eux-mêmes : des passionnés qui enchaînent les croisières dans le but de vivre plus ou moins en continu à bord d’un paquebot. Depuis qu’elle a repris la mer, Mme Deitchman n’a passé qu’un seul jour sur la terre ferme, pour laver son linge et s’occuper de ses affaires en attendant le prochain départ.

Une idée qui séduit

Les témoignages des croisiéristes fanatiques sont peut-être essentiellement du ressort de l’anecdote, mais en 2017, lorsque Cruise Critic (l’un des principaux sites recensant les avis de passagers de bateaux de croisière) a demandé dans un sondage à 3 100 personnes si elles étaient prêtes à passer leur retraite en mer, 59 % se sont déclarées très intéressées par l’idée, et 27 % ont dit qu’elles l’envisageraient si les prix étaient corrects.

“La plupart des gens partent en croisière une semaine pour leurs vacances et essaient d’en profiter au maximum, précise Mark Tamis, vice-président des opérations hôtelières de Royal Caribbean International, mais il n’est pas rare que certains cherchent à vivre sur le bateau.”

“Comme une famille”

Il y a trois ans, Mme Deitchman et son mari ont quitté Scranton, en Pennsylvanie, et se sont installés à Fort Lauderdale, en Floride, pour être plus près des ports d’embarquement. Mais ils ne s’attendaient pas à passer tant de temps dans leur petit appartement [à cause de la pandémie].

“C’était juste un endroit où faire notre lessive en attendant le prochain départ.”

En septembre dernier, lorsque les restrictions concernant les voyages ont été allégées [aux États-Unis] et qu’elle a eu le feu vert pour quitter son appartement et retourner sur un bateau, la retraitée en a pleuré de joie. Après s’être installée dans sa suite du Freedom of the Seas, elle s’est précipitée dans l’espace l

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Source de l’article

The New York Times (New York)

Avec 1 600 journalistes, 35 bureaux à l’étranger, 130 prix Pulitzer et quelque 5 millions d’abonnés au total, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
C’est le journal de référence des États-Unis, dans la mesure où les télévisions ne considèrent qu’un sujet mérite une couverture nationale que si The New York Times l’a traité. Son édition dominicale (1,1 million d’exemplaires) est distribuée dans l’ensemble du pays – on y trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris le contrôle de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique plus de 3,7 millions d’abonnés en octobre 2019, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.

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